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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /Juil /2009 16:30
Mathurin LANCELIN fut Maire du Perray de 1809 à 1812.
Son frère, Mathieu, et lui étaient deux maitres d'école que la Convention nomma instituteurs à Saint-Hubert.

Jean-Pierre BONNAMY est le petit-fils d'Ernest BONNAMY qui fut Maire de 1935 à 1946 et il est aussi un de nos éminents membres correspondants depuis son "fief" des Bouches du Rhone.

Les Frères Lancelin

 

     C’est à l’amicale sollicitation de l’auteur, M. Jean-Pierre BONNAMY, que le signataire de ces lignes répond, en se hasardant à explorer les personnalités des frères Mathurin et Mathieu Lancelin. Méprisable analyse sauvage diraient à juste titre, les psychanalystes ! Aussi bien, en-dehors des faits avérés, le point d’interrogation sera-t-il de mise.

 

      Le récit de l’auteur a pour décor initial un village de la Beauce chartraine, dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle ; les protagonistes Mathurin et Mathieu Lancelin, demi-frères d’un même père, baignent dans un milieu de maîtres d’école : père, grand-père maternel, oncle …

 

      Un écart d’âge de dix ans les sépare : Mathurin né en 1735, Mathieu né en 1745. Mathurin embrassera – par tradition familiale ? – la carrière de maître d’école. Il exerce dans son " fief ". Le jeune Mathieu – précise Jean-Pierre BONNAMY –  « en a soupé d’écouter les conseils de son père et de ses deux frères aînés ». Il a seize ans. Crise d’adolescence ? Enseignant précoce, il obtient un poste à quelques kilomètres de la résidence de ses parents. Il entretient avec eux des relations régulières. Pas question de couper le cordon ombilical ! En lui appliquant – sans preuves – un schéma classique, il épargne l’image du père en la déplaçant sur Mathurin – même prénom ! – qu’inconsciemment, tout à la fois, il admire et déteste.

 

      Toute sa vie, Mathieu sera un homme "relié" à l’école pendant 56 ans – il meurt à la tâche en 1817, âgé de 72 ans, "relié" fidèlement à son épouse, dont il aura huit enfants.

 

      Pour quels motifs, Mathurin, puis Mathieu, décident-ils de quitter leurs racines et de prendre le "statut d’immigrés", perdant ainsi la considération établie dont ils jouissent à Allonnes ? Je gagerais qu’ils étouffent, trop étroitement corsetés par le conformisme familial et social.

 

     Mathurin ouvre la voie en 1765. Mathieu attendra que son frère abandonne l’enseignement pour prendre son poste de maître d’école à Saint-Hubert en 1780, école à l’avenir incertain.

/

     Ledit Mathurin travaille dur, saisit les opportunités (au besoin les favorise ?) afin de poursuivre son ascension sociale : directeur de la Poste aux lettres de Saint-Hubert, commis-notaire à l’Artoire et enfin, aux rivages de la cinquantaine, notaire. Consécration pour cet homme. Ambitieux ? Allez savoir ! Par surcroît, bien en cour, Maire du Perray, le 05 novembre 1809. Il abandonnera ses fonctions à la veille de sa mort, le 12 avril 1813, en son étude de l’Artoire, dans sa soixante-dix-neuvième année.

 

     Les deux frères auront traversé la période redoutable de la Terreur. Mathieu semble avoir senti le couperet de la guillotine le frôler…

 

     En guise de conclusion, nous dirons que le "moi" de Mathurin apparaît expansif, "celui" de Mathieu inhibé.

 

     Au regard de l’Histoire, les deux frères, indemnes de crimes et délits, tour à tour sujets du Roi, citoyens de la République, sujets de l’Empire, ils laisseront le souvenir de courageux travailleurs intellectuels et de bons pères de famille. D’honnêtes Français.

 

                   Avec toutes mes amitiés,

 

                                                                             Alphonse MAREST, psychosomaticien.

 

 

 

Mathurin et Mathieu LANCELIN,

 maîtres d’école et notaires

d’Allonnes en Beauce à St-Hubert le Roy et à l’Artoire du Perray en Yvelines

 

C’est l’histoire de deux frères, maîtres d’école, qui s’expatrient à tour de rôle dans notre région. Si les LANCELIN d’Allonnes ont facilement essaimé dans leur région, ceux qui se sont expatriés, et au mauvais moment, ont dû lutter pour survivre. Comme pour les musiciens de la famille BACH en Thuringe (mais toutes proportions gardées), les maîtres d’école LANCELIN ont « fait la pluie et le beau temps »dans leur région, puisqu’on trouve en activité à une même période l’oncle et le grand-père (PELLETIER), le père et les quatre fils LANCELIN ! et la liste n’est pas exhaustive…

Ce divertissement historique n’a d’autre prétention que d’être partagé avec le lecteur, il est aussi le prétexte à une promenade fictive au cœur de notre région. Les sentiments prêtés aux acteurs sont imaginaires, mais ceux-ci sont authentiques (et nous en avons la preuve !), de même que les lieux. Toujours est-il, que dès ce 5 ventôse au matin, nous nous sommes mis à croire en eux et à les aimer. Le plus curieux c’est qu’un ami écrivain angevin, qui ‘’connaît’’ Mathurin et me demande souvent de ses nouvelles, s’étonne que je le prenne pour un ‘’mauvais  coucheur’’ et vient de me conseiller : « Sois indulgent avec lui, car il est ami de tes ancêtres ; il fait partie de ta famille ! » J’ai dû l’écouter.

Reste à demander maintenant au Docteur MAREST, qui fut le médecin des corps mais aussi ‘’des âmes’’, s’il veut bien nous faire connaître, à partir des rares éléments fournis, la possible personnalité de ces deux frères. Au nom d’une certaine authenticité (que je revendique), vous voudrez bien m’absoudre de mes égarements et, bien que disproportionné, je m’offre le luxe de choisir le meilleur des avocats, celui qui m’a fait rêver à l’école : 

 

« J’ai écrit le plus près de la vérité que je l’ai pu. D’autres viendront, qui corrigeront et complèteront. » 

                                                                                                           Philippe de COMMYNES

                                                                                                                       (1445-1511).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce dimanche matin,  cinq ventôse an II, par un vent glacial qui souffle sur le hameau des « Grands Coins » (cette nouvelle appellation pour le 23 février n’est pas trop forte), Simon DESRUES père, garde-vente à Marat-des-Bois ci-devant St-Léger, attèle son cheval à la carriole familiale pour un voyage d’importance.

 

Il a demandé à Marie-Catherine, sa femme, et à Marie-Cécile, sa fille qui aura bientôt 23 ans, de l’accompagner malgré la froidure. Il ne s’agit pas d’aller au marché de Rambouillet ou d’ailleurs, ni même à une cérémonie de mariage, mais chez un notaire qui les attend bien au chaud dans son étude de l’Artoire. En effet, si les enfants de Marie-Catherine et Simon sont pour la plupart mariés, reste encore une fille qui devrait « convoler » dans quelques jours –encore faut-il signer d’abord le contrat de mariage que l’habile conseiller et notaire, Mathurin LANCELIN, a préconisé.

 

Bien qu’il faille faire trois lieues (1) ou presque par un temps pareil, l’enjeu est de taille et personne ne rechignera à grimper dans la charrette. Pour éviter la montée vers la Renardière et le mauvais état de l’antique chemin, Simon a choisi de prendre le chemin de St-Léger à Auffargis par la Croix Vilpert, le Matz, les Bréviaires, la Croix Vaudin et de rejoindre la route de St-Hubert par la chaussée de l’étang. Ce n’est pas tant la peur d’une mauvaise rencontre en cette période de « Terreur », ni encore moins celle d’avec quelque loup qui ont motivé son choix, mais plutôt la qualité de la route. De toute façon, Simon est un rude gaillard, aguerri comme ses collègues forestiers aux risques de son métier et à la rigueur de l’hiver. De plus, il est assermenté et garde toujours près de lui son fusil, mais nos voyageurs prendront tout de même le chemin du retour avant la nuit.

 

Mathurin LANCELIN n’avait pas pour habitude de travailler le dimanche, sous l’ancien régime en particulier, en 1786, où il était l’arpenteur-juré mandaté par Pierre-Antoine de TOURVILLE, curé des Essarts-le-Roy (pour l’exécution du plan des terres et dîmes de St Magloire aux Essarts-le-Roy  près St-Hubert-le-Roy) (2).

Mais les temps ont changé et Mathurin est conciliant ; et puis, les DESRUES qui ne viennent pas de la porte d’à côté, besognent ferme en semaine ; on ne peut tout de même pas leur demander de venir signer un contrat à neuf heures du soir ! Encore faudra-t-il être discret pour ne pas devenir suspect, car on peut toujours offenser l’Etre Suprême !

Mathurin LANCELIN, notaire à l’Artoire, dont le frère cadet, Mathieu, est maître d’école en la paroisse de St-Hubert, fut lui-même maître d’école en cette dite paroisse, qui va bientôt disparaître.

Tous deux sont fils de Mathurin « l’aîné » LANCELIN, lui-même maître d’école à Allonnes

(distant d’un peu plus de 5 lieues de Chartres). Mathurin seul est le petit-fils d’un autre maître d’école : son grand-père maternel, François PELLETIER. Il perdra sa mère, Catherine, peu avant l’âge de 5 ans et c’est à son grand-père et son oncle (les PELLETIER) qu’il doit d’être devenu un bon maître d’école et un arpenteur chevronné. Son père, Mathurin l’ainé, aura la lourde charge familiale d’élever sept  enfants (sur les 12 nés entre 1735 et 1751), partagée avec la courageuse Jeanne DOUBLET , sa seconde femme.

 

Notre Mathurin « le jeune » va faire ses premières armes d’enseignant aux « petites écoles » de la paroisse de St Martin de Levesville-la-Chenard près d’Allonnes, son village natal. C’est à Levesville qu’il rencontrera la fille d’un laboureur du pays nommée Jeanne LEFEVRE qui le suivra à St-Hubert et qui nous reçoit ce matin à l’Artoire.

 

 

 

Ce lieu-dit où est située l’étude est chargé d’un long passé que notre notaire, Mathurin, n’ignore pas, mais qui n’est pas sa première préoccupation, en cette période de Terreur.

Relisons plutôt ce qu’écrira l’abbé VIOLETTE : «En effet,nous lisons dans le cartulaire de N-D de la Roche par Auguste MOUTIÉ , qu’en l’an 1196, ce hameau existait déjà et qu’il s’appelait la Ritoire…et qu’en 1250 un nommé Gilon de l’Aritoire, clerc du diocèse de Chartres, semblait être seigneur de ce petit hameau et que c’est à partir du XVe siècle que ce hameau s’appela l’Artoire…C’est de tous temps que les tabellions (des Essarts et non du

Perray) résidaient à l’Artoire ».

Il n’est pas encore vérifié mais seulement probable que, depuis la fin du XVe siècle, les MAHÉ, BOUTIN (père et fils), cités par Jacques LEVRON, officiaient bien à l’Artoire.(3)

 

Revenons à nos contractants et alors que Pierre-Gabriel BONNAMY, le fiancé, vient d’arriver avec son père, Louis-Martin, de la paroisse toute proche des Essarts-les-Bois, dite aussi «  les  Essarts-la-Montagne ».On les appelle, l’un Gabriel, l’autre Martin, comme le défunt grand-père, lui aussi tonnelier, celui qui a survécu à l’âge de 4 ans au terrible hiver de 1709. Il est  aussi connu dans la famille pour s’être marié quatre fois !

Jeanne, bien que femme de notaire, n’a pas pour habitude de recevoir elle-même les clients de l’étude, car ce qui se traite ici est une « affaire d’hommes » pour laquelle, comme pour toutes les affaires administratives, les femmes sont écartées ; mais on est dimanche et les contractants, tant ceux des Essarts que ceux de St-Léger, sont presque des amis !

Justement ces derniers viennent d’arriver, si l’on se fie au hennissement du cheval de Simon DESRUES, qui a senti le « maître des lieux », enfermé à l’écurie et qui répond violemment à l’intrus. La jeune fiancée, Marie-Cécile, et sa mère se sont instinctivement réfugiées sous le manteau de la grande cheminée pour réchauffer leurs doigts glacés. Agathe-Angélique LANCELIN, encore célibataire, et qui se mariera quatre ans plus tard, vient saluer les visiteurs tandis que Mathurin et Simon conduisent  charrette et cheval à l’abri, mais on ne  dételera pas, car il faudra repartir avant midi. Antoine-Mathurin, le cadet des enfants de Mathurin, qui vient d’avoir 24 ans, est absent ; on est sans nouvelles de lui. (4)

L’initiative de ce contrat de mariage en revient probablement à Mathurin LANCELIN, pour l’intérêt qu’il porte au fiancé, jeune homme de 26 ans, tonnelier comme son père et son grand-père que les frères LANCELIN (de St-Hubert et l’Artoire) connaissent bien pour les avoir vus œuvrer son père et lui, tant au château de l’Artoire que chez maître Mathurin qui entretient ses propres tonneaux avec minutie. Si Gabriel n’est pas encore maître tonnelier, il a déjà une solide réputation qui n’a pas échappé au futur beau-père, le garde-vente.  Les jeunes promis, eux, se connaissent depuis longtemps, du jour où nos tonneliers, père et fils, sont allés à St- Léger rencontrer chez Simon père (le frère de Marie-Cécile s’appelle aussi Simon) un « merrandier » (5). Si nous ne connaissons pas les traits de Marie-Cécile, il est probable qu’elle était jolie, car on ne vient pas de si loin pour choisir sa femme sans raison. En revanche,  nous connaissons mieux Gabriel, dont Mathieu LANCELIN, le maître d’école, nous a donné un signalement précis sur un document d’importance (voir p.6). Les deux témoins  viennent d’arriver à l’instant à l’étude : il s’agit des citoyens Jacques LEBLOND, maréchal et député du Tiers-Etat (sa fille, Agathe-Angélique LEBLOND est de plus la filleule d’Agathe-Angélique LANCELIN , ici présente) et de Michel ROUSSEAU, tailleur d’habits, tous deux demeurant aux Essarts et amis de Gabriel et des LANCELIN. Ils sont aussi des habitués de l’étude, en tant que témoins. Autant dire qu’il règne une ambiance sympathique mais bruyante dans la salle enfumée, que Mathurin, notre maître des lieux, va devoir tempérer. Simon DESRUES prendra tout de même le temps de raconter ses dernières aventures avec les braconniers de St-Léger avec qui il est en perpétuel conflit, car en cet An II les gardes sont encore leur cible privilégiée.

Le calme étant revenu, la ‘’messe’’ peut commencer, même si Marie-Geneviève, la mère de Gabriel, dont la santé est précaire, ne viendra pas. D’autre part il faudra bien préparer le repas ; ce qu’elle fera avec sa fille Marguerite, car la fiancée et ses parents ne peuvent pas repartir le ventre vide.

Maître Mathurin, comme c’est l’usage, procédera d’abord à la lecture de l’acte qu’il a rédigé  avec forces ratures ! et interrogera l’assistance sur la bonne compréhension du contenu. Ecoutons le.

« Pour composer laquelle communauté, le dit futur époux apporte à cette communauté la somme et valeur de six cent livres (6), tant en marchandises que outils de son métier et habits et linge à son usage que les dits père et mère lui constituent en dotte … ».

La future, quant à elle, apporte la même somme, mais en « assignats ayant cours », ainsi que du linge et hardes à son usage (lire le texte manuscrit original reproduit en annexe).

Après les signatures, il est maintenant temps de se séparer, car le cheval de Simon qui s’impatiente piaffe allègrement sur le pavé de la remise, heureusement le frein est bien serré! Il est bientôt midi et les ventres crient famine, il est grand temps de remonter dans la charrette et de prendre la vieille route royale en direction du bourg des Essarts ; en passant, Simon fera remarquer à Marie-Cécile, à la hauteur du château de l’Artoire et du côté gauche, une borne fleurdelisée érigée là pour marquer l’emplacement souterrain de la rigole creusée du temps du grand Roi (pardon, du despote !).

Pierre-Gabriel, chez qui nous allons déjeuner, habite chez ses parents et sa femme et lui devront attendre l’année 1823 pour acheter une maison au toit ‘’couvert de paille’’située en bas de l’église des Essarts et vis-à-vis de l’abreuvoir, appelé ‘’mare de l’église’’. C’est là, au fond de la cour, qu’il aménagera sa tonnellerie (en lieu et place de l’épicerie RENOULT).Ses ancêtres habitaient il n’y a pas si longtemps la Tasse, hameau des Essarts, plus avant le Perray et bien avant les Bréviaires. Laissons les deux familles dans l’intimité préparer le mariage qui aura lieu le 13 ventôse à St-Léger, sans l’habituelle fête religieuse, au grand regret de Marie-Cécile et de sa mère.

 

Retrouvons  Mathurin LANCELIN, à son étude, qui nous transporte maintenant en Beauce, au ‘’pays des cent moulins à vent’’, là où ses frères et lui sont nés.

Nous sommes en 1761, soit 33 ans avant l’An II, à Allonnes, près de Chartres, chez le vieux père, Mathurin ’’l’ancien’’ qui exerce toujours comme maître d’école, à l’âge de 52 ans. L’aîné des garçons, né d’un premier mariage, est ‘’notre’’ Mathurin ; il n’avait pas encore 5 ans lorsqu’il a perdu sa mère, Catherine (PELLETIER), à la naissance de sa petite sœur, Marie-Catherine (morte elle aussi) et il s’en souviendra tout au long de sa vie.

Notre futur notaire a maintenant 26 ans, en 1761. Son unique sœur ‘’ germaine’’, Marie-Louise, 25 ans, ne semble pas encore mariée ; son  (demi) frère, Jean-Baptiste, qui vient tout juste de se marier, a 21 ans,  est maître d’école à Theuville, village voisin d’Allonnes.

Mathieu (celui qui remplacera Mathurin à St-Hubert) vient d’avoir 16 ans et démarre ‘’en fanfare’’ avec l’assurance de la jeunesse dans le métier de maître d’école. Il en a ‘’soupé’’ d’attendre et surtout d’écouter les conseils de son père et de ses deux frères aînés (d’ailleurs son frère François, futur maître d’école qui a trois ans de moins que lui, songe lui aussi à ‘’prendre le large’’) ; seule sa grande sœur Marie-Louise et son oncle PELLETIER, lui aussi maître d’école, lui conseillent (un peu par contradiction familiale) de n’écouter personne. Mais il y a trop de bouches à nourrir à la maison et il faudra bien s’exécuter !

Reste Marie-Geneviève, 10 ans, la dernière née (dont le frère jumeau, Claude-Honoré, n’a vécu que quelques jours), qui restera auprès de son père (jusqu’à la mort de ce dernier).

 

Mathieu prendra ses fonctions à Meslay-le-Vidame, à la suite du vieux maître Philippe GUERIN, au milieu de l’année 1761, à près de 16 kms à l’ouest d’Allonnes (son village natal) ce qui lui permettra d’aller visiter ses parents chaque semaine. Voici donc notre nouveau maître, âgé de 16 ans qui affronte ses élèves pour la première fois, mais il ne sera pas chahuté car d’une part, il est secondé par Jean COUPPÉ, curé du lieu à l’autorité incontestable, d’autre part et bien que jeune, il a plus d’un ‘’tour dans son sac’’pour intéresser même les cancres et çà, c’est de famille ! Il a aussi quelques notions d’arpentage, à parfaire bien entendu.

C‘est dans ce lieu qu’il va rencontrer Marie-Jeanne GAUTIER, fille d’un tailleur de pierre, avec laquelle il se mariera le 15 avril 1766, à l’âge de 21 ans ; Marie-Jeanne, appelée Jeanne, est âgée de 20 ans.

Mais il semble qu’à partir du début octobre 1764 Mathieu est écarté ou pour le moins ne participe plus comme témoin à l’état-civil. Il est probable qu’il est resté maître d’école jusqu’à son mariage, car le même curé Jean COUPPÉ enregistre sur son acte de mariage en 1766 « Mathieu LANCELIN, maître d’école de cette paroisse » (un différend est-il né entre eux depuis plus de 6 mois, suite peut-être au projet de quitter Meslay au profit de Bouville, prochaine étape de notre Mathieu ?). Mathieu et Jeanne resteront 13 ans à Bouville (de 1766 à 1779) pendant lesquels vont naître sept de leurs huit enfants, dont Jean-Baptiste-Bernardin,(7) né le 23 septembre 1779, juste avant le départ de la famille pour St-Hubert.

 

Retrouvons à nouveau Mathurin ‘’le jeune’’ au moment de son mariage. Il est maître d’école à Levesville-la-Chenard (comme il a été dit précédemment) et il a 29 ans. Curieusement, et avec le consentement de METIVET, curé de Levesville, Jeanne sa fiancée et lui recevront à l’église (très ancienne) de St-Barthélémy de Chartres la bénédiction du moine gruyer du lieu et seront mariés dans cette dite église le 12 novembre 1764. Ce mariage à Chartres, en l’absence de tous les membres des familles LANCELIN et LEFEVRE (à l’exception de cousins), semble ne pas avoir été approuvé  (ou pour le moins son lieu), à l’exception du curé, qui semble l’initiateur de cette cérémonie à Chartres. Remarquons au passage que les sœurs de Marie-Jeanne LEFEVRE se sont, elles,  mariées à Levesville. On peut supposer que cette bénédiction à Chartres par le moine gruyer (probablement prieur) a permis la rencontre de Mathurin avec l’évêque de Chartres, grand aumônier de la Reine de France, Marie LESZCZYNSKA, épouse de Louis XV,’’ le bâtisseur de St-Hubert ‘’. Si la Reine n’affectionnait pas particulièrement St-Hubert, son fidèle aumônier y délégua tout de même quelques-uns de ses représentants pour la bénédiction de la chapelle du château, de l’église et du cimetière du village naissant de St-Hubert. On sait aussi que cette Reine a fait un pèlerinage à Chartres à cette même époque et on peut supposer que Mathurin, ‘’excellent élément’’, a été chaudement  recommandé pour enseigner les premières et jeunes ouailles de St-Hubert, mais ce n’est qu’une supposition qui n’engage que votre humble serviteur ! Toujours est-il que ce mariage, prélude au déplacement vers St-Hubert, semble avoir été vivement critiqué et ce n’est qu’à la naissance du premier enfant de Mathurin et Jeanne, un garçon nommé Anne-Bernard-François(8), le 21 août 1765, à St-Hubert et décédé le 26 janvier 1770, que les choses semblent s’arranger. Agathe-Angélique naîtra le 23 septembre 1767 à St-Hubert, de même qu’Antoine-Mathurin le 30 novembre 1769.

Marie-Jeanne-Adélaïde, dernière-née, sera encore bâptisée le 3 novembre 1774 par François SEVÊTRE, le vicaire de St-Hubert, ami de Mathieu (qui était aussi le parrain d’Anne-Bernard-François).De vicaire à St-Hubert en 1775, on le retrouve curé au Perray en 1778., après une période de vacance inexpliquée (de sa propre initiative ou rappelé par son évêque ?)

En 1779, Mathurin est toujours maître d’école à St-Hubert alors que François SEVÊTRE a quitté les lieux, au grand regret du maître d’école, qui songe maintenant à changer d’activité. Il propose sa place à son frère Mathieu, en poste à Bouville depuis 13 ans et qui voudrait bien, lui aussi, « prendre l’air ».

 

De plus, Mathurin aimerait retrouver ses frères « au pays », revoir Chartres et surtout faire un pèlerinage avec Jeanne à Levesville, là où ils se sont rencontrés pour la première fois, au pied du moulin, construit au XVe siècle (1477), qui moud toujours le grain.

 

Revenons à St-Hubert où Mathieu accepte l’offre sans se faire prier et, malgré l’avenir incertain de la paroisse de St-Hubert et de son école, il s’installe et remplace son frère le 25 août 1780 (En 1784, son traitement est de 400 livres). C’est un autre LANCELIN, un peu moins tonitruant peut-être, qui fait la classe, mais les élèves n’ont pas perdu au change. Mathurin n’est pas libre pour autant, car on le retrouve le 6 juin 1781 ‘’Directeur de la Poste aux lettres’’, située au carrefour des routes des Essarts et de St-Hubert (cette ‘’poste’’ fondée à la construction du château royal n’est pas un ‘’relais de poste’’ au sens conventionnel comme ceux de Coignières et de Rambouillet). Belle promotion pour un maître d’école ! Sa compétence et son mérite sont enfin reconnus, mais pour combien de temps ?

Rappelons qu’en 1786, il était ‘’arpenteur-juré’’ au service du curé des Essarts, Pierre-Antoine de BOUGARD de TOURVILLE pour la réalisation d’un ‘’terrier’’.

Et puis, le 6 février 1787, à l’âge tardif de 52 ans, il semble avoir enfin trouvé sa voie : il est commis-notaire à l’Artoire, ‘’sous le principal  de Rambouillet’’, avant de devenir lui-même notaire un peu plus tard (pour les roturiers de son espèce,’’ la valeur attend longuement  le nombre des années’’ !).

 

Entre-temps, en 1784 et 1787, on le signale chantre, tantôt avec Mathieu, tantôt avec Mathurin LOYAU ( cabaretier à St-Hubert), chantre lui aussi.

En 1792, alors qu’il est déjà notaire depuis quelques années, on le découvre Maire des Essarts (24 janvier 1792), mais pour une durée éphémère (peut-être quelques jours ?).

 

Agathe-Angélique se marie enfin, avec un cultivateur des Essarts, nommé Pierre-Eloi VETILLARD, le 4 juin 1798. Une naissance s’annonce bientôt et le 24 juin 1799 naît  Anne-Agathe. Malheureusement, les choses tournent mal et Agathe-Angélique meurt trois mois plus tard. Sa mère Marie-Jeanne ne s’en remettra pas et décèdera le 22 octobre de la même année, à l’âge de 65 ans. Mathurin, veuf, est fortement ébranlé. Il lui reste deux enfants : Antoine-Mathurin l’aîné (30 ans), dont nous n’avons pas trouvé trace à ce jour et Marie-Jeanne la cadette (25 ans) dont nous sommes également sans nouvelles !!

Notre courageux notaire, malgré une vie bien remplie, ne s’arrêtera pas là et suite au décès de M. J-B BUNEL, maire du Perray, « Mathurin LANCELIN, notaire à l’Artoire, est nommé maire le 5 novembre 1809 » (rf. « Perray et Perrotins »- A. MAREST).

Il s’éteindra le 12 avril 1813 à l’Artoire, à l’âge de 78 ans.

 

 

 

Mathieu, venu à St-Hubert en 1780 pour continuer l’action de son frère Mathurin (arrivé vingt ans plus tôt), va bientôt déchanter. Ce n’est pas le  ‘’jeu de paume,’’(de l’ancien hôtel des Menus Plaisirs), voisin de l’école, encore utilisé en 1780 par la famille royale qui pourrait le distraire, pas plus que le spectacle désolant du château qui tombe en ruines (le Roi en fera abattre dès 1784 les bâtiments annexes). De ‘’maître d’école’’, on le désigne maintenant, en 1796,  comme ‘’instituteur’’. Sans que le nombre de ses élèves ne paraisse croître, sa charge de travail semble augmenter car il est devenu aussi ‘’commis de rédaction de l’administration communale’’(des Essarts), puis employé de cette même administration. Enfin, promotion oblige, on le retrouve le 15 mars 1798 ‘’Secrétaire en Chef’’ de cette même administration. Mais une autre responsabilité, plus inquiétante, l’attend…

 

SOCIETE POPULAIRE ET REPUBLICAINE DES AMIS DE LA MONTAGNE séante aux ESSARTS, district de DOURDAN, département de SEINE ET OISE

« En 1793 (loi du 21 mars 1793), on nomme dans chaque commune un comité de sûreté générale et de surveillance. Ce comité est composé de 10, 12 membres et plus, était chargé de surveiller l’entrée et la sortie des étrangers... » (‘’Documents Historiques se rattachant à la vie des villages avant 1789 et sous la Révolution’’ par Arsène DEFRESNE, Directeur d’Ecole Primaire -1908).

La S.P.R.A.M. des Essarts répond à la demande et l’attestation (favorable) délivrée à notre jeune tonnelier Gabriel (celui déjà contractant à l’Artoire le 23 février 1794) en séance du 30 germinal An II en fait foi. Gabriel n’est donc pas suspect et peut dormir tranquille, d’autant que c’est son ami, Mathieu LANCELIN,  secrétaire de ladite Société, qui le déclare ; il n’est pas difficile pour lui de faire une description détaillée du jeune homme, comme l’exige la loi : « âge : 26 ans – taille : cinq pieds et demy – visage long – cheveux et sourcils châtains, front haut, nez et bouche moyens et menton rond  - est affilié de ladite Société … »

Le Président de la S.P.R.A.M.n’ est autre que François DUPUIS,’’l’homme à tout faire’’, voisin des LANCELIN. En effet, il est déjà cultivateur propriétaire à St-Hubert, garde-chantier aux Essarts, député du Tiers-Etat, cabaretier (propriétaire) du hameau du « Petit St-Hubert » ; il fait aussi fonction de Procureur de la République. Il est connu aussi (à l’instar de Mathurin LANCELIN) pour avoir une forte personnalité (lire Lucien GIORIA – p.36 : « Incidents en attendant la démarcation définitive »).

Les commissaires sont les suivants :

-         Denis MAUGIS, de St-Hubert (maire des Essarts du 5 au 27 nivôse an II)

      -     Nicolas GOHARD, bourrelier et officier municipal aux Essarts

      -     Jacques LEBLOND, maréchal aux Essarts, député du Tiers-Etat (rf. Le château de St   

             Hubert – 1903 – Jules MAILLARD). Il était aussi témoin à l’Artoire le 5 ventôse.

Quant à Mathieu LANCELIN, le secrétaire (déjà instituteur à St-Hubert), on ignore si cette nouvelle fonction lui apporta autre chose qu’une charge de travail supplémentaire. Avait-il la possibilité de refuser ? C’est peu probable, car c’eût été le plus court chemin pour monter à la guillotine ! Il signe « LANCELIN le jeune » uniquement sur ce document,  peut-être pour se démarquer du notaire. Remarquons que notre Gabriel a omis de signer son attestation et qu’il ne l’a jamais restituée, contrairement à la loi (et pour notre plus grand bonheur).

Rappelons qu’au moment où est délivrée cette attestation à Gabriel, nous sommes au cœur de la ‘’seconde Terreur’’ (la plus violente) qui se terminera en juillet 1794 avec la mort de Robespierre, après celle de 25 .000 personnes guillotinées au cours de cette période.

           

 

 

Malheureusement, Marie-Jeanne, femme de Mathieu, dont la santé s’est dégradée, ne verra jamais la fin de cette période de violence, puisqu’elle s’éteint avant la fin de l’hiver, ce 14 mars 1794, laissant deux jeunes garçons, Hubert, 8 ans,  Jean-Baptiste-Bernardin, 15 ans et une fille, Marie-Françoise-Adélaïde, 17 ans ; les autres enfants, deux filles et un garçon, étant sur le point de se marier. Mathieu est toujours instituteur et également employé municipal à l’administration du canton en 1799. Il s’apprête à quitter St-Hubert et il n’apparaît plus sur les actes d’état-civil (St-Hubert ou les Essarts) après 1806.

On le retrouve enfin, le 2 mai 1813,  instituteur domicilié aux Mesnuls qui entame à l’âge de 68 ans une troisième carrière d’instituteur !!! (il est encore appelé quelquefois « maître d’école »)

Il ne s’arrêtera que pour mourir, le 8 mars 1817, âgé de 72 ans.

Sa fille, Christine, veuve de Louis DEBU depuis le 30 avril 1806, semble habiter chez son père, avec la triste condition de journalière et l’entourera de son affection, attendant la mort de celui-ci pour se remarier à l’âge de 45 ans, le 19 août 1817 aux Mesnuls.

Nous n’avons pas trouvé dans les archives de preuves de la présence de ses autres enfants, ni à son décès, ni pendant cette troisième période de sa vie ; fait d’autant plus étonnant que ses deux derniers fils deviendront notaires (donc de condition aisée), l’un, Hubert, à la Boissière (78), l’autre, Jean-Baptiste-Bernardin, à Arrou (28), où ils se sont mariés et ont eu des enfants.

 

Notre histoire de la famille LANCELIN se termine provisoirement en laissant ‘’l’ouvrage sur le métier’’ pour les historiens de « Mémoire du Perray ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NOTES

 

(1) La lieue est une unité de mesure de distance encore utilisée à la fin du XVIIIe siècle et , par exemple, pour indiquer la distance entre deux relais de poste, alors que les arpenteurs utilisent plutôt la toise (l lieue = 20.000 toises anciennes). Elle correspond dans notre système métrique à environ 4 Kms (3,898). Cette unité, d’origine gauloise, était celle utilisée dans notre pays au début de la conquête romaine. Elle a continué à être utilisée (pendant toute l’époque romaine et bien plus tard) indifféremment avec le mille (pas) romain, ce qui n’était pas simple pour les voyageurs (ou même pour les archéologues) qui devaient interpréter les chiffres lus sur les bornes milliaires (sur certaines, heureusement, on trouve la lettre ‘’L’’ pour éviter la confusion). Le ‘’vicus’(bourg)’ de DIODURUM (la ferme d’Ithe près de JOUARS), étudié par les archéologues F. ZUBER et J. CHRISTMANN se trouve à 15 lieues gauloises de Lutèce (soit env. 33 Kms de Paris) et de 22 lieues (env. 44 Kms) de Dreux d’après « L’Itinéraire d’Antonin », ancêtre du Guide Michelin, qui a permis entre autres la localisation du site avant la confirmation apportée par les fouilles (une excellente photographie aérienne de F. ZUBER faite dans les années 60 avait déjà bien levé le doute). Le mille romain correspond à environ 1480 mètres (1478), mais varie selon la région et l’époque. La lieue utilisée à l’époque gallo-romaine correspondait à l,5 mille, soit 2220 de nos mètres et donc à un peu plus de la moitié de la lieue de poste ( 3898 m)

Si la grande voie de Lutèce à Dreux  (passant par DIODURUM) était probablement jalonnée de bornes millières, il n’en est pas de même pour l’embranchement à destination d’Orléans, supposé par les archéologues, via St-Rémy-l’Honoré, les Essarts (« ancien chemin de Neauphles »), le Perray (chemin Perré). Signalons que F. ZUBER a procédé, dans les années 60, à une « stratigraphie » de cet antique chemin à la hauteur de la ferme d’Ithe et qu’il en décrit l’empierrement découvert. J. CHRISTMANN pense que ce chemin, comme le vicus, pourrait  dater de la fin de l’indépendance gauloise.

Notons enfin qu’à l’Artoire se croisaient deux voies antiques : celle signalée ci-dessus et la route royale de Paris connue depuis le Haut Moyen-Age et utilisée par les abbés de St-Magloire, passant devant le hameau du même nom, puis par le village des Essarts (des historiens ont émis l’hypothèse qu’elle pouvait être contemporaine de la création de Lutèce ?)

     

- Manuel d’Archéologie gallo-romaine – Albert GRENIER (2e partie : les routes)

- Mémoires et Documents de la S.H.A.R.Y. – Tome XXXIII 1968-1970 - «Un habitat antique entre Jouars et Ithe aux deux premiers siècles » par Jean CHRISTMANN

- Mémoires et Documents de la S.H.A.R.Y – Tome XXXIV 1971-1976 – « A la recherche de la voie antique de Poissy à Chartres par Pontchartrain » par François ZUBER et Gilles BECQ                   

 

 

(2) Ce plan (polychrome), assimilable à un ‘’terrier’’ (plan représentant les terres d’une seigneurie), figure aux Archives Nationales,  avec d’autres documents très anciens, pour l’Abbaye St-Magloire de Paris, sous l’appellation :

‘’Chapitre 11, lère liasse, n°14 – 4me Boete cotée St.Magloire  -

Plan des Terres et Dixmes de St.Magloire, aux Essarts-Le Roy, près St.Hubert-Le –Roy -

1632 arpents, 50 perches, à 22 pieds (Dimensions du plan : non communiquées)

3 octobre 1786 – Plan fait par Lancelin – Arpenteur’’

L’original  richement colorié et d’une apparente facture naïve pourrait même avoir été réalisé par un élève d’école primaire.

-  49  -

C’est à notre connaissance la première version de type ‘’orthogonal’’(utilisation prédominante de l’angle droit). En effet, s’il ne traduit pas la réalité des formes et des proportions (linéarité), en revanche ce plan facilite grandement l’interprétation des ‘’cantons’’ (hameaux). Bien que différent dans son principe, il n’est pas sans évoquer une certaine ‘’Forma ‘’romaine qui, elle, à Rome comme à Orange était composée de plaques de marbre gravées et assemblées verticalement le long d’un immense mur (à l’emplacement d’un forum).  Autre véritable point commun, ils servaient tous les deux à lever l’impôt. Toutefois, comme il  n’est pas encore démontré qu’il y ait eu un quelconque cadastre romain dans notre région (les plus proches retrouvés à ce jour ont été découverts l’un à Bourges, l’autre à Reims), il serait illusoire de chercher les éventuels fossiles d’un kardo ou d’un decumanus. Malgré ce, il serait tentant de voir dans la route Goron (f f), d’orientation nord-sud, un soi-disant kardo et dans ’’le chemin Perré’’(qui passe à l’Artoire) un authentique decumanus (orienté est-ouest), d’autant que suivant A.GRENIER : un kardo (maximus ou non) ou un decumanus(maximus ou non) est souvent ‘’accroché’’ à la voie romaine ce qui donne ainsi l’orientation du cadastre. Cette interprétation ‘’à la romaine’’ qui n’a pas déplu à Messire de Tourville est plutôt à prendre comme une fantaisie supplémentaire de l’arpenteur ! Cependant et après enquête, on trouve une forte tradition d’arpentage (et autres métiers) au sein de l’Eglise. Ainsi, François FAVORY nous éclaire sur les ‘’gromatici veteres’’(les arpenteurs antiques) : « Les textes des arpenteurs nous sont connus, parce qu’ils ont été réunis très tôt dans des manuels scolaires conçus pour l’instruction et la formation des ‘’agrimensores’’ (première rédaction à la fin du Ve siècle!). Des abbayes de différentes régions d’Europe diffusent ces manuels.

Nous ignorons si le chapître de Chartres, réputé pour certaines de ses ‘’écoles’’ au Moyen-Age, a su comme en Italie ou en Allemagne (et même en Picardie), entre le VIIIe et IXe s., propager une véritable culture de l’arpentage par ses maîtres d’école.

Plus près de nous, au XVIIe s., Philippe La Hire, géomètre du Roi, membre de l’Académie des Sciences et chargé d’acheminer les eaux de la région de Pontgoin jusqu’à Versailles, (mission qu’il ne pourra jamais accomplir, malgré son génie), publie en 1699, après l’arrêt de ses travaux, un  manuel de référence : ‘’L’école des Arpenteurs avec un abrégé de nivellement’’.
Si nos jeunes maîtres d’école n’ont pu participer à l’entreprise, leurs parents ou grands-parents ont peut-être eu la chance de côtoyer ce La Hire, qui dirigeait les travaux dans leur région.

 

Ce plan fera  ultérieurement l’objet d’une description détaillée avec interprétation.

 

- Les Arpenteurs Romains – Théorie et pratique- Gérard CHOUQUER  et François FAVORY

 

 

(3) Cet historien, professeur à l’Ecole des Chartes, qui fut aussi dans les années 60 Conservateur des Archives de Seine-et-Oise à Versailles, écrivait à cette époque : « …il est d’autant plus heureux de constater que nous possédons aux archives de Seine-et-Oise les trois plus anciens minutiers de l’Ile-de-France, plus anciens même que ceux qui sont conservés au Minutier Central de Paris aux Archives Nationales : celui de Villepreux, près de Versailles, celui des Essarts-le-Roi, près de Rambouillet et celui de Mantes. Pour quelle raison ces trois minutiers nous sont-ils parvenus intacts ?....Il semble bien que le minutier des Essarts-le-Roi n’ait jamais été systématiquement dépouillé. Nous y avons pratiqué seulement quelques sondages et c’est une petite moisson que nous présentons ici…. » (notons en passant qu’en près de 50 ans les conservateurs successifs n’ont pas fait une grande priorité du dépouillement de ce trésor, puisque l’étude des Essarts-le-Roi n’est toujours pas officiellement localisée !)

Si la tradition place volontiers à l’Artoire l’endroit où officiait le tabellion, la seule certitude que nous ayons concerne un certain ‘’ Mathurin LANCELIN, commis-notaire à l’Artoire sous le Principal de Rambouillet’’, puis, le même, ‘’notaire à l’Artoire’’ et ce seulement  à la fin du XVIIIe siècle.

Ce ne sont pas seulement les ‘’certitudes ‘’ de l’abbé VIOLETTE qui sont à prendre en considération mais tout autant les besoins économiques qui ont placé l’étude à cet endroit, sans raison majeure de la déplacer au cours du temps.

On pourrait chercher aux Essarts (puisqu’il s’agit officiellement du  ‘‘minutier des Essarts-le-Roi’’) d’autres lieux aussi anciens que  l’Artoire, mais l’inventaire serait vite fait : seul le Hameau  « intra- muros »de St-Magloire pourrait faire l’affaire et héberger au besoin un tabellion dans le modeste ‘’hostel’’ de l’abbé. Mais la destination n’est pas la même : l’abbé vient rarement et seuls ses représentants viennent contrôler les entrées et sorties des denrées  (produits) de la dîme (grange St-Magloire). Alors qu’à l’Artoire le seigneur du lieu, de son château, contrôle et vit avec la route, quand il n’accueille pas le Roi de passage, pris sous un déluge d’eau ou de grêle au cours d’une chasse. On est ici sur un lieu de passage fréquenté où même un hôpital (la Maladrerie) s’est installé (peut-être pour les lépreux  tentant d’aller à Compostelle ?). Le tabellion recevrait ici non seulement les vassaux du seigneur du lieu mais surtout les marchands (meuniers, fariniers ou autres), riches roturiers qui profitent d’un voyage pour réaliser un contrat. Ce sont aussi quelquefois des gens plus modestes et du hameau ou des villages environnants qui viennent faire un contrat de mariage ou régler une succession. Seuls les pauvres ne franchissent jamais le seuil de son étude (sauf quand leur maître leur fait une généreuse dotation – quoique rare, cela existe aussi, d’après J. LEVRON).

Malgré ces présomptions favorables, nous avons quand même interrogé la Conservatrice des Archives des Yvelines pour connaître officiellement l’emplacement recherché – voici la réponse :

« Objet : Actes des Essarts-le-Roi……..liasses 6956-6972………..

………….En conséquence, et malgré tout l’intérêt que peut avoir une telle recherche, aucun renseignement ne peut vous être fourni sur la localisation de l’étude. ».

 

« L’étude sise à l’Artoire fut transférée au centre du Perray le ler janvier 1828 » (A. MAREST- PERRAY et PERROTINS)

 

- Histoire de la paroisse du Perray – Abbé J.VIOLETTE, curé du Perray

- « A la Billebaude en Yvelines et autres lieux » - Quelques traits de la vie sociale à Rambouillet au XVe et XVIe siècles – Jacques LEVRON – CREPIN-LEBLOND Editeurs

- SERIE E  - NOTAIRES ET TABELLIONS (répertoire) dont 6956-6972 les Essarts-le-Roi 1496 à 1633 (la désignation des autres études figure dans la feuille ci-jointe) – Provenance Archives des Yvelines

 

 

(4) – Antoine-Mathurin, 24 ans en 1794, fils de Mathurin LANCELIN : « on est sans nouvelles de lui », les archives sont muettes à son sujet depuis sa naissance (il n’est signalé ni comme parrain, ni comme témoin) ; il n’est pas non plus porté sur la liste des ‘’inscrits’’ pour la Vendée (au Perray), mais il est peut-être marié et établi dans une autre commune et même notaire comme ses cousins Hubert et Jean-Baptiste LANCELIN.

Pour éviter une trop grande dispersion autour de cette recherche (qui n’a pas un but strictement généalogique), nous avons volontairement et à regret renoncé à poursuivre l’histoire des LANCELIN en Beauce, en particulier celle de Jean-Baptiste, marié et maître d’école à Theuville, près d’Allonnes et celle de François lui aussi maître d’école (à Boisville-la-St-Père), tous deux frères de Mathurin et Mathieu.

 

 

 

(5) – Le ‘’merrandier’’ est l’ouvrier qui fend le bois pour obtenir des’’ merrains’’(du latin ‘’materia’’ : matière) : planches de bois, longues et étroites à l’état brut entrant dans la fabrication des tonneaux et autres récipients. Ce produit  de l’œuvre du ‘’merrandier’’est obtenu de préférence par fendage ‘’sur quartier’’ (c’est-à-dire perpendiculairement aux cernes du bois). L’essence du bois est en général le chêne, le châtaignier ou même le robinier. Ce merrain sera vendu au tonnelier qui l’inspectera au préalable avec soin, car c’est de sa bonne qualité que dépendra l’étanchéité de ses tonneaux. Celui-ci commencera par ‘’doler’’(aplanir,amincir) chaque planche au moyen de la ‘’doloire’’(sorte de serpe), en prenant appui sur le ‘’charpi’’(sorte de billot fait souvent d’un ancien moyeu de charrette récupéré et surélevé (la ‘’charpie’’, pansement sommaire de tissu utilisé pendant la guerre de 14, vient du verbe ancien’’ charpir’’ : réduire en petits morceaux). Après cette opération, les planches deviendront des douelles (ou douves) avant de subir ‘’l’épreuve du feu’’ après assemblage. Les Gaulois (inventeurs du tonneau) et les tonneliers gallo-romains avaient à l’origine une  préoccupation essentielle : l’étanchéité de leurs baquets, tonneaux et autres brocs, mais les moines des grandes abbayes productrices de vins de qualité au Moyen-Age (Bourgogne, Aquitaine, etc.) devront  faire mieux en sélectionnant un merrain de qualité dont les tanins peu agressifs ne modifieront pas la qualité des vins mis en maturation ; les baquets à eau ou les brocs à cidre, de même que le vulgaire tonneau, ne connaîtront pas ce raffinement. Par contre, pour les grands crus (comme, par exemple, le Chambertain, connu des rois et des ducs de Bourgogne), on choisira des chênes des forêts de l’Yonne réputés pour leur tanin laissant au vin un goût de vanille et du Limousin pour les vins d’Aquitaine (le châtaignier, donnant un goût âcre au vin, est à proscrire !). Les ‘’humbles vins’’  conservés dans les celliers de l’abbaye des Vaux-de-Cernay, ou celle de St-Germain-des-Prés et même dans les caves des notables ne semblent pas avoir fait l’objet de tant de soins. La raison en est (en particulier pour la forêt d’Yvelines) d’une part la médiocre qualité du chêne due probablement à la géologie locale, d’autre part le cidre qui était la boisson prédominante dans notre région pouvait supporter une altération de qualité.

A l’origine, les tonneliers faisaient partie de la corporation des charpentiers ; leur patron était St-Joseph (nous communiquerons ultérieurement un document du XVe siècle en provenance des Archives Nationales qui concerne un charpentier « de la Grande Cognée » qui passe aux Essarts un contrat avec l’abbé de St-Magloire). Ce n’est qu’en 1736 qu’ils fondèrent leur propre corporation des « Tonneliers-doleurs » avec pour patron St Jean-Baptiste.

 

 

(6) Si on se fie (sous toutes réserves) à l’article ci-joint  et au tableau (bleu) de droite, on trouve pour le 18 germinal an III (7/04/1795) une valeur de l,42 euros pour l livre. N’étant pas sûr de cette conversion, nous ne préciserons  pas la valeur correspondant à la date du 23 février 1794. Risquons tout de même un chiffre pour cette dote d’une valeur de 600 livres : 600 x l,42 = 852 euros.

Ci-joint un tableau indiquant le prix des denrées en 1781, montrant ainsi la difficulté de comparaison entre les deux époques. Il est possible de consulter sur Internet d’autres sites ayant réalisé des études de conversions monétaires.

 

 

(7) Jean-Baptiste-Bernardin, avant-dernier fils de Mathieu LANCELIN se marie en 1806 à Illiers-Combray (28) et exerce comme notaire impérial à Arrou (28) où il est adjoint au Maire jusqu’en septembre 1830, date à laquelle  nous  perdons sa trace.

 

 

(8) Anne-Bernard-François est un garçon ! ‘’Anne’’ est aussi un prénom de garçon (ex : Anne de LEVIS, chevalier, Anne DUBOURG, avocat, etc) qui sera déjà archaïque auXVIIIe siècle. Il a  probablement été choisi par le parrain  (et ami de Mathurin), François SEVÊTRE, desservant de St-Hubert.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


TABLE   DES  ILLUSTRATIONS

 

                                                                                                                                             Pages

 

Pl. 1 – Plan des Terres et Dixmes de St-Magloire aux Essarts le Roi

           par LANCELIN………………………………………………………………………. 60

 

Pl. 2 – Plan de l’Artoire – 5 ventôse An VIII (24/02/1800) ………    ………………………... 61      

 

Pl. 3 – Contrat de mariage du 5 ventôse An II (23/02/1794)……..................................…… 62

 

Pl. 4 – Document de la S.P.R.A.M……………………………………………………….… 63

 

Pl. 5 – Voie romaine d’Orléans à Chartres (par Allonnes)…………………………………. 64

 

Pl. 6 – Atelier de tonneliers (encyclopédie DIDEROT)……………………………….…… 65

 

Pl. 7-8  – Plan du moulin à vent (à pivot) de Levesville-la-Chenard (XVe siècle)…… 66 - 67                   

 

 -  60  -

 


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REMERCIEMENTS

 

 Je tiens à remercier le Docteur MAREST, Président de « Mémoire du Perray »,ainsi que ses érudits collaborateurs qui ont bien voulu à nouveau m’accueillir dans leur rubrique historique. Lecteur assidu de vos articles depuis plus d’un an et correspondant de votre association, je suis maintenant très honoré de participer un peu plus activement, mais humblement, à sa rédaction.

C‘est donc avec plaisir que je vous adresse ces quelques pages en vous laissant, avec mes textes, les éventuels droits sur les documents personnels, exception faite pour ceux en provenance des Archives Nationales, Départementales, Cabinet des Estampes, etc. pour lesquels vous voudrez bien demander l’éventuelle autorisation (pour une « publication limitée, à but non lucratif »).

Vous pouvez publier en totalité ou partiellement mon texte (par ex. sous forme d’épisodes) avec, si vous le souhaitez, la création de chapitres de votre choix. Il vous appartient éventuellement de réduire, fractionner ce texte sans toutefois en changer l’esprit ou la nature.

 

 Nous vous adressons le dossier complet par Internet afin de vous en faciliter la publication. Vous voudrez bien nous adresser vos remarques, suggestions, critiques, demandes d’informations complémentaires. Toutefois, vous vous voudrez bien nous communiquer, pour

approbation, le texte définitif avant de donner le « bon à tirer ».

 

Je tiens à remercier Marie-Hélène, mon épouse, pour sa patience et son aide à la rédaction, ainsi que les personnes qui ont bien voulu m’apporter leur concours :

 

- François ZUBER, archéologue-historien (inventeur du site de la villa romaine « la Millière » Vice-Président de la SHARY de Rambouillet)

 

- Jean CHRISTMANN, archéologue-historien (DIODURUM)

 

- Madame la Conservatrice des Archives Départementales des Yvelines

 

- Monsieur Dominique JOLY, Directeur de la Maison de l’Archéologie à Chartres

 

- Monsieur Alain PICOT, clerc principal à l’Etude Notariale CHAUME-GRUEL et GRUEL du Perray en Yvelines (Recherche et communication de plusieurs documents)

 

- Monsieur MOLLET, historien – Société Historique de l’Eure-et-Loir

 

- Monsieur GANET, historien – Responsable des Archives Diocésaines de Chartres

 

- Madame Françoise SEVESTRE, secrétaire de mairie et guide du moulin à vent de Levesville-la-Chenard (28)

 

- Monsieur MERCIER, adjoint à la mairie d’Allonnes (28), délégué à la culture

 

- Monsieur Marcelin ROGERIEUX, historien (Angers) –« Aliénor d’Aquitaine et Fontevraud » (réédition en cours)

 

                                                                                              Jean-Pierre BONNAMY,

                                                                                             Membre correspondant d’HMPY

Par Histoire et Mémoire du Perray - Publié dans : Publications autonomes
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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /Juil /2009 00:19

LA  GUERRE DE 1914 – 1918

 

 

LE POSTE DE GUET ET L'ECOLE DE GUETTEURS DU PERRAY

 

 

Au hasard de lectures, j'ai découvert un ouvrage où le nom de notre commune est associé, pendant la première Guerre Mondiale, à une activité militaire de défense anti-aérienne.
Il s'agit du livre : " La D.C.A. (défense contre aéronefs) de ses origines au 11 novembre 1918, part le chef d'escadron Jean Lucas, éditions Baudinière, Paris 1934".

Les premiers vols d'aéronefs sont encadrés par l'armée. Ainsi, à Satory, devant une commission d'officiers, le 14 octobre 1897 Clément Ader se détache du sol dans son curieux engin qu'il nomme "avion" du latin avis, oiseau.

Le développement rapide de cette nouvelle conquête de l'air entraine la création d'une inspection de l'Aéronautique militaire constituée en Octobre 1910, dirigée par le Général Roques qui un an après décide que tout aéroplane militaire sera nommé avion.

Cette appellation est officialisée le 5 avril 1912 par Alexandre Millerand, chef des Armées, futur président de la République, dans le texte suivant " A dater de ce jour, le ministre de la guerre décide, pour rendre hommage au premier homme qui ait volé, le français Clément Ader, que les appareils volants porteront désormais le nom de avion".

A noter que l'Académie Française avait refusé de terme, lui préférant celui d'aéroplane...

L'invention du plus lourd que l'air devient une arme. Dès lors il convient de trouver le moyen de s'en préserver ; le premier essai de défense contre aéronefs eut lieu en 1907 au camp de Mailly.

Lorsque la guerre éclate en aout 1914 la France dispose de 23 escadrilles de 6 avions fabriqués par Breguet, Blériot, Morane, Caudron, Nieuport, tec... tandis que l'Allemagne aligne 34 escadrilles.

A l'armistice de 1918 la France possède 322 escadrilles de 10 à 18 avions, opposées aux 310 escadrilles allemandes. Pendant la  durée du conflit notre industrie aéronautique produit 67928 appareils alors qu'outre Rhin on en construit moitié  moins.

En 1914 la détection des avions par radars n'existe pas.

Il faut donc créer des escouades d'observateurs qui jour et nit surveillent le ciel. Elles constituent le premier maillon d'une chaîne composée d'un centre de recueil des renseignements, de batteries d'artillerie anti-aérienne dotées de projecteurs, etc..

Afin de défendre le camp retranché de Paris des attaques aériennes, on organise, à partir du 23 novembre 1914 vers le nord et l'est, 26 postes d'observation munis de téléphone, dont les plus éloignés sont à une heure de vol de la capitale car les avions de l'époque ne dépassent guère le 140 km/h ce qui laisse le temps de faire décoller la chasse du Bourget et de placer en alerte les batteries de D.C.A.

Voir le texte du chef de bataillon Lucas :

 

"Les points d'observation sont choisis sur des tours, des terrasses, des bâtiments élevés. Partout où il est nécessaire des miradors sont édifiés sur les toits.
Chacun de ces postes comprend six hommes commandés par un sous-officier, de classe ancienne et présentant les qualités nécessaires au point de vue ouïe et vue ; ils sont recrutés dans les dépôts de toutes armes, et simplement détachés de leurs corps. Leur instruction de guetteur est faite au Bourget où ils apprennent à reconnaître et discriminer les avions ennemis et alliés. Un officier du 19è régiment d'infanterie territorial, le lieutenant Cote, est chargée de l'inspection des postes de guet et plus généralement de l'ensemble du service de surveillance aérienne lequel est rattaché au service aéronautique du Bourget (7.12.1914)".

 

23 mars 1915 – "Guet et surveillance.

Le dispositif de guet existant est tout au nord de la Seine.

De nouveaux postes sont installés dans la région sud : à Melun, Corbeil, Arpajon, Etampes, Auneau, Le Perray (près de Rambouillet) Maintenon, Dreux, Houdan, Mantes, Rueil ...

Pour donner plus de cohésion à l'ensemble, l'ordre n° 3537 du 23 avril 1915 confie le commandement de tous les postes de guet à un officier,[1]les postes restant administrativement rattachés au service aéronautique du Bourget. Ainsi se trouve complété et renforcé le réseau de guet du camp retranché, qui d'autre part doit, comme on  l'a vu précédemment bénéficier des renseignements recueillis et transmis par  les postes des armées et par les postes du dispositif d'ensemble  de la "Défense du Territoire". Enfin il est convenu que les communications téléphoniques relatives à la défense anti-aérienne devront primer toutes les autres et jouir de la priorité DCA"...

Mais il ne suffit pas de créer des postes de guet, il faut encore les doter d'un personnel instruit et entrainé à la reconnaissance d'appareils dont les types sont de plus en plus variés et dont l'altitude normale de vol s'élève chaque jour davantage.

Dans ce but, les nouveaux guetteurs sont rassemblés au poste de la ferme du Perray près de Rambouillet, pour une période d'instruction. Conduits dans les ateliers de montage, sur les terrains d'aviation de Saint Cyr, du Bourget, de Dugny où se trouvent les hangar de la Réserve Générale Aéronautique, ils se familiarisent avec les avions français et alliés à terre et en vol et avec les avions ennemis capturés. Ils apprennent à distinguer les bruits terrestres des bruits de moteurs aériens et parmi ces derniers à discriminer à l'écoute les appareils français et alliés des appareils allemands.

On leur donne, de plus quelques notions de météorologie : dans les postes, ils devront signaler l'approche des grains, les apparences de temps nuageux, la direction et la force du vent évaluées d'après un anémomètre de fortune de construction rustique, gradué suivant une échelle convenue. "Chaque poste devient ainsi une sorte d'observatoire élémentaire dont les indications souvent précieuses pour les aviateurs ou les aérostiers voisins, sont toujours utiles au service central".

Enfin l'instruction est complétée par un stage de quelques semaines dans les postes de guet les plus voisins du front : Fismes, Attichy, Cravançon, Corbeaulieu où les passages d'avions ennemis sont le plus fréquent.

D'autre part, des carnets de silhouettes, des tableaux synoptiques imprimés avec l'aide de l'Aéro-club, distribués dans tous les postes constamment à jour par l'envoi de bulletins complémentaires.

Le personnel du guet, recruté exclusive ment parmi les auxiliaires, les blessés, les réformés, les inaptes et les R.A.T.[2], est tout entier sous les ordres d'un "chef du service des postes de guet" le capitaine Levé auxquels sont adjoints  : un officier

, le lieutenant Cote et des instructeurs : le sergent Vidal, professeur de physique au Lycée d'Auxerre, le sergent Fayet astronome, sous-directeur de l'observatoire de Nice, l'adjudant du génie Bellante, du service des Ponts et Chaussées. Chaque poste comprend en principe un sous-officier (adjudant ou sergent) et six ou sept hommes.

Toute liberté est laissée pour l'organisation au point de vue du couchage et de la nourriture, chaque homme recevant à cet effet, une indemnité journalière de 2 f 50. Tout le personnel, sauf les sous-officiers à solde mensuelle, est en subsistance à la 22è section de C.O.A. à Paris, qui paye les indemnités.


A la date du 26 mai 1916, le personnel des 56 postes de guet existant à cette époque, comprend 43 sous-officiers, 22 caporaux, 373 soldats, soit au total 438 hommes."

En 1917, 79 postes de guet sont installés.

En 1918, "l'effectif des postes est de 8 hommes pour la région nord et 6 pour la région sud, tous du service auxiliaire placé sous le commandement d'un sous officier.

Au poste-école de Rambouillet, ce personnel reçoit l'instruction nécessaire : reconnaissance des avions en vol, étude des appareils acoustiques, téléphone. Cette instruction est complétée par des visites au camp d'aviation de Villacoublay et du Bourget pour étudier les silhouettes des avions français, à l'Institut Aérotechnique de Sain- Cyr pour le appareils allemands".

Au 1er novembre 1918 le Service des Postes de guets comprend 689 hommes répartis dans 102 postes.

Par son activité ce service limite les bombardements sur Paris.

Du 30 janvier au 16 septembre 1918 (date de la dernière attaque aérienne) le camp retranché subit 28 nuits de raids pour lesquels les Allemands mettent en œuvre 483 avions dont 37 réussissent à survoler Paris mais dont 13 sont abattus.

Toutefois en 1918 11680 kg de bombes sont largués sur la capitale à partir des Gothas, nouveaux bombardiers biplans à deux moteurs et trois places porteurs de 500 kg de bombes, basés à Laon.

En outre à partir du 23 mars 1918 à Paris reçoit les projectiles d'un canon à longue portée, la "grosse Bertha" installé au Mont de Joie près de Crépy (Aisne) distant de 120 km de Notre Dame.

 

▬▬▬▬▬▬▬

 

Quelle est cette ferme du Perray qui hébergea un poste de guet et l'école des guetteurs ? Serait-ce la ferme du Roseau ?

Nos lecteurs le savent peut-être...

Les guetteurs étant libres de leur subsistance, (couchage et nourriture) il se peut que certains aient pris pension dans des familles perrotines ou bien dans les auberges. Toute information à ce sujet sera recueillie avec plaisir par notre association.

 

                                                           Michel Mazet

                                                           – avril 2009 -



[1] Capitaine LEVÉ du 24è bataillon de chasseurs à pied avec pour adjoint le lieutenant Courbon de Saint Genest.

[2] R.A.T.  Réserve de l'Armée Territoriale

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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /Juil /2009 00:18

            Rapport d’activités 2008-2009                                                 

 

1.     Adhésions et essor

     -    27 membres (+ 25 %)

 

2.     Continuité et évolution de l’activité de publication mensuelle

-         Continuité depuis Avril 2007 (27° parution en juin 2009)
2 pages / 1 page pour LPI et 3 pour le BM

-         Satisfaction du sondage effectué dans LPI

-         Article ou rubrique ?

-         Pige et autonomie (combiner intérêts chercheurs / lecteurs)

-         Six rédacteurs (MM. Béguin, Bonnamy, Marest, Masson, Mazet, Mouret, soit 4 « nouveaux ») et trois autres qui préparent des articles.

 

3.     Reconnaissance et développement de l’activité de publication

-         La SHARY a accepté de publier un de nos écrits

-         Articles plus importants doivent être édités séparément

-         A voir avec le SI

 

4.     Activité éditoriale

-         Les Soldats du feu

-         Le Numéro annuel (en régie et tirage facturé, donc n° payant pour les non-adhérents, diffusion par le S.I.)

-         Une plaquette sur l’Eglise

 

5.     Subventions

-         Maintien 2008 (200 €)

-         Subvention exceptionnelle pour le livre de M. Marest correspondant au ¾ du coût.

 

6.     Travaux de recherche

-         En cours : le train, l’église, les fermes, le Petit Port-Royal (travail quasi-achevé, dont il faut rappeler qu’il est notre élément fondateur), la Grimace, Le Perray en 1900, Le maçon Rosay,

-         Venue de M. Trouilloud (Architecte des Monuments Historiques des Yvelines

-         Un vrai travail (MM. Masson, Mazet, Mme Hervé, M. Baron, M. Charvet)

 

7.     Naissance d’un blog

-         Mme Hervé a créé le blog. Reste à l’alimenter et le faire vivre.

-         http://hmpy.over-blog.com

 

8.     Animations

-         Forum (reconduction cette année)

-         Enfants (Bibliothèque, 6 participants, à reconduire)

 

9.     Aménagement du local

-         Acquisition de mobilier réformé

-         Rangement en cours et inventaire (catalogue à mettre sur site)

-         Attente d’une liaison internet (à définir : faire un courrier).

 

Patrick  BEGUIN, secrétaire HMPY

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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /Juil /2009 00:16

HMPY      -   AG  ordinaire  du  29 avril  2009

 

Rapport moral présenté par Alphonse MAREST, président,

 

Madame le Maire,

Monsieur Pellegeay,

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

 

      Le 15 mars 2009, HMPY respirant à pleine poitrine la joie de vivre a soufflé fièrement ses deux bougies.

L’enthousiasme qui avait présidé à sa naissance n’a pas faibli. Mieux, il s’est affermi : la cohésion du groupe, sans la moindre faille, l’assiduité exemplaire aux réunions mensuelles, l’absence de rivalités favorisent la production de travaux de qualité sur notre histoire locale.

 

     Jusqu’à ces derniers mois, nous disposions de deux pages dans le mensuel, Le Perray infos. Des voix se seraient élevées contestant ce privilège. Aussitôt informé, le Conseil d’Administration a pris la décision de limiter nos textes à une page.

     Ainsi les informations générales, culturelles, sportives, miroirs réfléchissant l’actualité du moment, rédigées habituellement dans un style concis, bénéficieront d’un espace agrandi.

     HMPY ordinairement étrangère à l’actualité, ne navigue cependant pas dans l’intemporalité. En terminologie linguistique, elle se situe plutôt au confluent de la synchronie et de la diachronie : soit l’étude, à un moment donné, de faits ayant évolué dans le temps : rendre le passé présent. L’article historique, objet d’une longue préparation et d’une solide documentation, doit, non par prétention, mais en raison de sa nature, disposer d’une place suffisante, afin d’exposer ses développements. Faute de quoi, vidé de sa substance, il serait dénué d’intérêt. Surgit alors la question : nos textes intéressent-ils nos concitoyens ?

    M. Patrick BEGUIN, secrétaire d’HMPY, pense, in petto : interrogeons-les ! Et dans l’instant, il annexe, au numéro du Perray infos de janvier, un questionnaire. Le dépouillement des réponses, au nombre de 57, se savoure comme une potion roborative mellifère : 43 plébiscitent les articles historiques de la publication municipale.

 

   Reprenons l’historique de l’association.

   Faut-il rappeler que la question d’un vieux prêtre béarnais, féru de Pascal, sur l’emplacement de la Ferme du Petit Port-Royal a été à l’origine de sa fondation ?

L’année 2008 enregistre des avancées décisives.

Faisant allusion aux titres des articles des Bulletins Municipaux : 2006, Blaise Pascal, rentier au Perray ! ; 2007, Blaise Pascal, rentier au Perray ! (la suite) ; 2008, Blaise Pascal, rentier au Perray ! (la suite), M. Michel-Jack MASSON m’adressait, le 18 mai 2008, le courrier suivant : « C’est avec un très grand plaisir que je vous adresse ces quelques lignes. En effet, je crois que vous allez pouvoir écrire : Blaise Pascal, rentier au Perray ! (suite et fin. Depuis quelques jours, Maurice BRODAZ et moi-même renchérissons mutuellement sur la localisation du fermage des sœurs de Notre-Dame de Port-Royal, à coups de cadastre, qu’il soit actuel ou Napoléonien. Sur une carte du Marquisat de Rambouillet, en 1729, figure la ferme de Pourras, en bonne et due place, là où Maurice BRODAZ le supputait. » Feu l’Abbé Eugène Fourcade avait obtenu la réponse à sa question. Point final. Que nenni ! Méconnaîtriez-vous l’insatiable curiosité des chercheurs ? Au cours de la réunion de C.A. du 11 juin 2008, constitution d’une commission, composée de Patrick BEGUIN, Maurice BRODAZ, André CHARVET, Michel KERYFEN, Michel-Jack MASSON et Michel MAZET, chargée de développer le sujet.

   M. Michel MAZET entreprend alors un travail personnel de grande ampleur qui débouchera fin 2008 sur la rédaction d’un mémoire de 20 pages sur la Ferme du Petit Port-Royal, illustré de cartes géographiques retrouvées par M. Michel-Jack MASSON.

   La longueur du texte écarte la possibilité de le publier in extenso dans le Bulletin Municipal 2009. M. Patrick BEGUIN opère de remarquables raccourcis, extrait la quintessence de l’œuvre et l’ajuste par un resserrement adéquat aux mesures de ladite revue.

   Serait-il incongru de proposer le travail estimable de notre collègue à la SHARY (Société d’Histoire et d’Archéologie de Rambouillet et de l’Yveline), société savante, fondée en 1836, à laquelle HMPY est affiliée ?

Accueil chaleureux. Le 11 février 2009, le Comité de Lecture de cet organisme où siège M. Jean CHAZELAS, archiviste paléographe, retient, en vue de sa publication dans un bulletin de la société, le mémoire de M. Michel MAZET. Insigne honneur pour l’auteur, et partant, pour HMPY.

 

  Autre travail abouti, celui de M. André CHARVET : De la Ferme Godard à la maison Rolin, histoire d’une ferme datant de 1746, située en bordure de forêt, sur le Chemin de Maintenon (aujourd’hui, rue de la Mare Neuve), les différents propri »taires, les transformations des batiments, avec en annexe la transcription des discours prononcés par Madame le Maire et votre serviteur, lors de la réception solennelle en Mairie de M. Emile ROLIN, le jour de ses cent ans, pour rendre hommage à l’héroïque combattant des Forces Françaises Libres, chevalier de la Légion d’Honneur, figure admirable d’un homme courageux, authentiquement bon.

 

    Nous avons reçu, le 3 mars dernier, un long texte de treize feuillets, assorti de cartes géographiques et documents photographiques, Les Frères Lancelin, dont l’auteur est un membre correspondant d’HMPY, M. Jean-Pierre BONNAMY, petit-fils de l’ancien Maire du Perray. Le sujet remarquablement traité, passionnant, ne pouvait figurer, par manque de place dans les publications ordinaires d’HMPY, il a été inclus dans nos réalisations annuelles et sera proposé dans un tiré à part, selon des modalités en cours d’étude.

 

   Le projet de réaliser dans les mois à venir une plaquette sur l’Eglise Saint-Eloi, suscite un intérêt particulier. Ouvrage collectif, princeps de l’Association, il offre aux membres de l’Atelier la faculté d’apporter des matériaux de leur choix concourant à un ordonnancement préétabli.

 

   Levons une appréhension : l’article mensuel du Perray infos, loin d’être une banale compilation comporte toujours une touche d’originalité, fruit d’un travail de recherche. A ce rythme, la source des sujets, ne risque-t-elle pas de se tarir ?

   Au lendemain de la constitution de l’Association, Patrick BEGUIN affirmait calmement : « Des sujets, nous en avons pour cent ans ! » Figure de rhétorique, hyperbole à dessein outrée ! Evidemment ! Toutefois, il est patent qu’après deux ans d’expérience, la réalité ne dément pas l’essence optimiste du propos. Les sujets abondent, et déborde le vivier où ils sont continûment mis en réserve.

 

   Grande nouvelle : Histoire et Mémoire du Perray en Yvelines se lance dans l’aventure de l’édition, en publiant Les Soldats du Feu, écrit par votre serviteur et illustré par M. Maurice BRODAZ, avec la participation de M. Michel KERYFEN. M. Maurice BRODAZ a, de surcroît, réalisé le traitement informatique du texte.

   Au nom de l’Association, et en mon nom personnel, je remercie chaleureusement Madame le Maire et chacune et chacun des membres du Conseil Municipal qui, unanimes, ont voté une subvention exceptionnelle pour l’impression du livre confiée à l’entreprise Normandie Roto Impression d’Alençon Lonrai, en plus de la subvention annuelle de fonctionnement.

   Les mille exemplaires de l’ouvrage seront prochainement mis en vente au prix de 14 € l’unité.

 

   Votre présence ici ce soir, Madame le Maire, Monsieur l’ancien Maire, est le plus précieux des encouragements. Veuillez, tous deux, agréer l’expression de ma vive gratitude.

   Mes remerciements s’adressent tout autant aux membres de l’Association qui se sont déplacés très nombreux pour participer aux deux assemblées générales de ce jour, ainsi qu’aux personnes retenues éloignées à cause d’impérieuses raisons et qui ont tenu à s’excuser et à se faire représenter.

   Je souhaite la bienvenue aux nouveaux adhérents venant grossir les rangs de HMPY.

  Que mes collègues du Conseil d’Administration, les membres de l’Atelier et les membres correspondants soient cordialement remerciés. Grâce à leur ouverture d’esprit, leur goût du travail en équipe, l’ambiance a du charme pour classer, archiver, fouiller, trifouiller les vieux papiers et documents jaunis par le temps, recelant des trésors cachés sur le passé perrotin.

 

    Merci de votre bienveillante attention.

 

                                                                                                                 M. Alphonse MAREST

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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /Juil /2009 00:09

 

HISTOIRE  ET  MEMOIRE  DU  PERRAY-EN-YVELINES

 

Compte-rendu Conseil d’Administration du mercredi 06 mai 2009

 

La séance est ouverte à 21h00   par le président, M. MAREST

 

1.   Etat des présences

 

Mmes BARRAULT, HERVE, KITTLER,

MM. BARON, BEGUIN, BRODAZ, GUERIN, KERYFEN, LEVEQUE, MAREST,

 

      Auditeurs : Mmes BERGOIN, CHARVET, MM. BERGOIN, CHARVET, GIORIA, MASSON, MAZET,

                        MOURET

 

2.   Compte-rendu des Assemblées Générales du 29 avril

 

      1. Etat des présences : 20 présents – 4 pouvoirs – 3 Absents (quorum respecté)

      2. Article 5 des statuts est modifié conformément à la proposition faite au C.A. du 14 janvier 2009

      3. Rapport moral adopté à l’unanimité (copie en annexe)

      4. Le livre de M. MAREST a été livré le 24 avril, premier exemplaire offert à Mme Le Maire

      5. Rapport financier et vérification : solde 221,82 € adopté à l’unanimité

      6. Rapport d’activités adopté à l’unanimité (copie en annexe)

      7. Renouvellement par Tiers : SB, MK et JK se représentent et sont réélus.

      8. Augmentation proposée et adoptée à l’unanimité : adhésion 6 € en 2010

 

      M. MAREST tient à féliciter toute l’organisation des AG et notamment les cuisinières pour leurs gâteaux.

 

3.  Election du bureau

 

     Mme KITTLER, MM. MAREST, LEVEQUE, BEGUIN  gardent leurs fonctions : Trésorière, Président, Vice-

     Président et Secrétaire.

 

4.  Compte-rendu du C.A. du mercredi 01 avril

 

      Adopté à l’unanimité

 

5. L’article de juin

 

      Suite du précédent sur l’Abbé Violette.

      Changement pour Juillet : une rubrique HMPY et des articles complets sur le site, plus une publication sur  

      papier semestrielle ou annuelle à destination des adhérents.

 

6. Les Soldats du feu

 

      35 cartons de 32 exemplaires = 1120 exemplaires.

      Remerciements à MK et M. DRAN qui ont aidé à les entreposer.

      M. MAREST établit la liste des personnalités à qui il compte offrir un exemplaire dédicacé.

      Un premier carton pour M. MAREST, 1 pour La Maison de La Presse du Perray, 1 autre pour la Librairie

      Corbonnois, 1 pour le Syndicat d’initiative, 1 livre pour La Maison de la Presse à Rambouillet.

      Des ventes sont prévues lors du repas de Présence

      1 exemplaire est adressé au directeur des Services d’incendie et de secours

      Le livre dispose d’un dépôt légal, mais non d’un code-barres.

   

7. Trésorerie

 

       Subvention non créditée.

       169, 16 € dont 140 de renouvellement des adhésions.

 

8. Questions diverses

 

       M. MAREST se charge de rechercher l’origine des mosaïques demandée par une adhérente.

       M. MAZET évoque l’existence d’une école de guetteurs dans une ferme du Roseau en 1914-1918

       à travers un livre évoquant cette activité ( voir article ci-joint)

       Un appel à témoins sera fait dans Le Perray Infos.

       Il signale aussi le Livre sur le Diocèse de Chartres.

 

La séance est levée à 23h45

 

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